Maroc Oriental: Les Américains proposent un plan d'action de coopération Les Américains proposent un plan d'action de coopération ================================================================================ redaction on 08 February, 2010 09:42:14 L'événement, organisé par le secrétariat d'Etat chargé de l'Eau et de l'Environnement, sera l'occasion de présenter l'état des lieux et les perspectives de coopération bilatérale entre les deux pays dans le domaine de l'environnement. Il débouchera sur la signature d'un plan d'action de coopération pour la période 2010-2012 en présence de Dan Reifsinder, sous-secrétaire adjoint américain chargé de l'environnement et du développement durable.Cette feuille de route aura pour objectif le renforcement institutionnel pour une mise en œuvre effective des lois environnementales, y compris celles régissant les ressources naturelles. Elle vise, également, la conservation de la biodiversité, l'amélioration de la gestion des aires protégées et autres écosystèmes et de la performance environnementale du secteur privé. Enfin, l'éducation à l'environnement, la transparence et la participation du public en tant qu'instance décisionnelle. Du côté américain, de hauts responsables représentants différents départements et agences de l'Etat y prendront part. Grâce, donc, à ce genre de partenariat, le Maroc entre de plain-pied dans le club des pays où le respect de l'environnement, plus qu'un souci, est devenu une authentique ligne de conduite et un critère pas moins essentiel de développement. C'est un constat avéré. Plus le monde se pollue et plus la voix des écolos s'amplifie. Ils sont même plus présents et persuasifs sur l'arène politique en Occident. Au Maroc et après quelques expériences avortées, il était temps de donner un signal fort pour se positionner sur la courbe environnementale. Et voilà qu'en janvier dernier, les concertations ont été lancées pour une charte de l'environnement à laquelle s'y ajouteront une multitude de lois qui attendent toujours leurs décrets d'application. Mais qu'à cela ne tienne. Le pays s'est bel et bien engagé depuis longtemps dans une production énergétique sans impact sur la nature. L'énergie éolienne a le vent en poupe et plusieurs régions s'y prêtent à merveille, tandis que le plan solaire, fort de 9 milliards de dollars, donne le ton de cette volonté politique en faveur d'une croissance où développement et respect de l'environnement font bon ménage. Déjà, neuf régions du Royaume ont mis la main à la pâte. Exercice à la fois démocratique et riche en enseignements, puisque chaque région a ses particularités et du coup les opinions, les attentes et les remarques diffèrent. A titre d'illustration, à Oujda, les intervenants ont réclamé un appui aux collectivités locales pour faire face aux défis environnementaux, à Settat, l'exigence exprimée est d'appliquer le principe de pollueur-payeur, à Guelmim, des élèves se sont joints au débat en appelant à une utilisation rationnelle des ressources naturelles, principalement l'eau. Ailleurs, il a été question des normes de réalisation des études d'impact sur l'environnement qui doivent être revues de manière à imposer des mesures strictes aux différents projets et chantiers. Les concertations se poursuivront aujourd'hui et demain dans la région de Fès-Boulemane, les 9 et 10 février à Tadla-Azilal et les 10 et 11 dans la région de Souss-Massa-Drâa. Tout cela est bien beau sauf qu'encore une fois, les partis politiques semblent être aux abonnés absents par rapport à cette dynamique qui concernent tous les Marocains. Sous d'autres cieux, l'environnement est devenu un argument électoral des plus forts. Au Maroc, même les formations à idéologie verte tergiversent, peu enclines à prendre le train en marche. L'environnement peut être un bon slogan de campagne.